PlayPause
Slider

Création les 7 et 8 février 2019 / Théâtre de la Cité Internationale, Paris / Festival Faits d’hiver, micadanses-ADDP

La relation entre la danse et la musique fonde l’existence de MONTAGNE DORÉE. Les Variations Goldberg (composées par J.S. Bach à la fin de sa vie en 1741) constituent un chef-d’oeuvre de l’histoire de l’art et de l’humanité que j’ai tenté d’analyser et de comprendre, avec lequel je me suis mis en dialogue. Les Variations, en dépit de leur complexité, ont surtout été pour moi une très riche source de créativité, de soutien et de clarté. Elles sont à mes yeux universelles, car elles s’adressent à tous les êtres. Au fil des 30 variations, introduites et conclues par la même Aria, les deux danseurs restent toujours à l’unisson. À l’heure où tout nous pousse à être coupés de notre lien à nous-même et à autrui, la pièce invite les danseurs à être et à rester ensemble à deux, mais surtout à trois, avec le pianiste, ou encore à plusieurs (danseurs, pianiste et spectateurs), portés par la danse et la musique qui nous relient les uns aux autres. Dans la pièce, il n’y a ni montagne ni dorures, il y a trois corps qui avancent ensemble comme dans une longue marche vers le haut, rythmée par 30 danses à la fois singulières et reliées les unes aux autres. Au fil de la pièce, la traversée se transforme en une performance, performance du corps et de l’esprit, une ascension à trois vers des liens à chaque instant plus précis, plus attentifs, plus conscients. Les variations sont la montagne qu’il faut arpenter pour se rapprocher, peut-être, de ce qu’il y a de lumineux et de doré dans la relation. MONTAGNE DORÉE pourrait être pensée comme une pièce contemplative, un paysage de gestes, de musicalités, d’espaces et de présences. On peut la regarder comme on regarderait un paysage en restant assis longtemps sur une chaise. Ce paysage de formes et de qualités – peut-être un océan, un lever ou un coucher du soleil, une forêt ou un désert – ne change pas en tant que tel : il demeure identique, et pourtant, il ne cesse d’être transformé par la diversité des éléments qui le traversent. C’est cette conscience du changement permanent dans ce qui semble identique qui nous permet de gravir la montagne et de glisser lentement vers davantage de bonheur de nos vies.

chorégraphie

Louis Barreau

danse

Marion David et Thomas Regnier

musique en live

Variations Goldberg, Johann Sebastian Bach ; interprétées par Félix Dalban-Moreynas

lumière

Françoise Michel

costume

Marion Benages

durée

1h30

coordination de projets

Jessica Piris

production

compagnie danse louis barreau

coproductions

micadanses-ADDP ; L’Entracte – Scène conventionnée de Sablé-sur-Sarthe ; Création en cours (dispositif national de soutien à l’émergence artistique porté par l’établissement public de coopération culturelle Ateliers Médicis, avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication et en partenariat avec le ministère de l’Education nationale)

mécénat

Caisse des Dépôts

résidences de création

Le Triangle, scène conventionnée danse, Rennes (création lumière) ; SEPT CENT QUATRE VINGT TROIS – cie 29×27, Nantes ; Les Éclats, La Rochelle ; CCN de Roubaix – direction Sylvain Groud ; Le Gymnase-CDCN des Hauts-de-France, Roubaix ; TU-Nantes ; L’Entracte – Scène conventionnée de Sablé-sur-Sarthe ; Ecole élémentaire Hélène Cartier, Montmoreau (dispositif Création en cours)

soutiens

Ville de Nantes, Conseil Départemental de la Loire-Atlantique, Conseil Régional des Pays-de-la-Loire, DRAC des Pays-de-la-Loire

photographies ci-dessus

Thibaut Montamat/Didier Olivré

 

La compagnie danse louis barreau est soutenue pour ses projets par la Ville de Nantes, le conseil départemental de la Loire-Atlantique, le conseil régional des Pays-de-la-Loire, la DRAC des Pays-de-la-Loire. Elle bénéficie du mécénat de la Caisse des Dépôts. Louis Barreau est artiste invité au SEPT CENT QUATRE VINGT TROIS – cie 29×27 pour les saisons 17-18 et 18-19. Il est chorégraphe de l’Incubateur de La Fabrique de la Danse, promotion 2019.