Création 22 janvier 2021 /
Le Quatrain, Haute-Goulaine, dans le cadre du Festival Trajectoires

« En composant Le Sacre, je me représentais le côté spectacle de l’oeuvre comme une suite de mouvements rythmiques d’une extrême simplicité, exécutés par de grands blocs humains, d’un effet immédiat sur le spectateur, sans minuties superflues, ni complications trahissant l’effort. »

I. Stravinsky, Chroniques de ma vie, Paris, Denoël, 1962, p. 63-64 (Edition originale parue en 1935)

L’arrivée vitale du printemps impulse le renouveau de la nature. La glace craque et fond, la sève remonte dans les arbres, les plantes bourgeonnent et entrent en floraison : le monde nous donne à observer la résurgence à la fois sublime et violente de la vie après l’endormissement de l’hiver. L’explosion du printemps redonne la vie jusqu’aux prochaines morts, et jusqu’à son prochain retour, indéfiniment.

Je poursuis et développe dans cette création un travail sur la composition chorégraphique, en cherchant particulièrement à élaborer une mise en dialogue partitionnelle entre musique et danse.

Dans cette pièce, la danse est structurée par un certain nombre de séquences chorégraphiques à la fois distinctes et reliées, issues d’une analyse de la partition musicale du Sacre du Printemps de Stravinsky et du travail de création mené avec l’équipe artistique.

Présents sur scène du début à la fin de la pièce, les 5 danseurs·euses tissent et déploient la toile d’une dense structure dont les innombrables fils spatiaux, musicaux, gestuels et relationnels s’entrelacent pour ne créer finalement qu’un seul et long lacis dansé, vers la consécration du printemps.

À travers cette tresse de danses oscillant entre continuité et discontinuité, la question du temps est posée dans la composition même de la pièce : le temps insaisissable, fugace, qui ne fait que se dérouler, la naissance et la mort cycliquement répétées à chacune de nos respirations, le début et la fin se répondant sans cesse.

Le Sacre du Printemps nous rappelle, dans une longue et intense inspiration, que nous sommes à chaque instant à la lisière entre la vie et la mort. Il nous invite à mesurer la précieuse valeur de nos existences, reliées les unes aux autres par une synchronie de souffles qui ne s’épuise jamais.

chorégraphie

Louis Barreau

danse

Antoine Arbeit, Marion David, Steven Hervouet, Flore Khoury, Marie Viennot

musique

I. Stravinsky, Le Sacre du printemps (1911-1913), version Esa Pekka-Salonen

lumière

Françoise Michel

regard musicologique

Félix Dalban-Moreynas (pianiste et pianofortiste)

son

Christophe Sartori

costume

Camille Vallat

durée

Environ 50 minutes

Production/Diffusion

Bureau Les Yeux Dans Les Mots

production

compagnie danse louis barreau

coproductions

CCNN (dans le cadre de l’accueil studio) ; Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire ; micadanses-ADDP, Paris ; ONYX-La Carrière, scène conventionnée danse, Saint-Herblain ; Musique et Danse en Loire-Atlantique

Accueils en résidence

CCNN (dans le cadre de l’accueil studio) ; Le Gymnase-CDCN de Roubaix ; La Briqueterie-CDCN du Val-de-Marne ; Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire ; Le Quatrain – Haute-Goulaine ; le SEPT CENT QUATRE VINGT TROIS-cie 29×27 (dans le cadre de l’accueil studio du CCNN) ; TU-Nantes

Mécénat

Caisse des dépôts

La compagnie danse louis barreau est soutenue pour ses projets par la Ville de Nantes, le Conseil Départemental de la Loire-Atlantique, le Conseil Départemental de Maine-et-Loire, le Conseil Régional des Pays-de-la-Loire et la DRAC des Pays-de-la-Loire. Elle bénéficie du mécénat du groupe Caisse des dépôts. La compagnie est associée au projet Théâtre Francine Vasse – Yvann Alexandre pour les saisons 19-20 et 20-21.